Ils savent à peine comment je m'appelle, que déjà ils ont voulu juger ma peine. Ils pensent en plus que je fais passer mes textes pour des appels. Moi je veux juste vous faire comprendre que la vie devient sublime, quand on arrête de la subir. Comment je peux parler des mots d'amour que j'ai jamais su dire .. On veut surgir, sortir de l'anonymat. Moi, mon art, c'est de rugir et tanpis pour mon image. Dommage pour mes proches, pour ceux que je porte dans mon coeur parce que je suis souvent absente. Alors ils parlent sans cesse à mon répondeur. Rien est acquis, jamais on gagne, souvent on perd. Il me reste l'amour du rythme que j'hérite de mon frère. On dit que la musique adouci les moeurs, elle a endurcit mon humeur. Et si on meurt c'est que le bonheur n'est pas dans le pré mais dans un humer. Je laisse courir la rumeur qui nous dit vaincu, ils m'ont cru inculte, bête et vulgaire, puis s'étonnent qu'une gosse comme moi ait du vocabulaire. Si je kiff le rap censé, c'est que la poésie pèse, et n'en déplaisent à mes ex-prof de français. J'ai enfoncé des portes, à l'époque souvent défoncée. Je dois foncer pour mes potes aux sourcils froncés. Je viens pas offenser, donc ranger les armes.
La musique m'a rendu marginale. Je lui ai vendu ma jeunesse et mon âme, vivre sa passion à se brûler les ailes, dites à mes proches que je les aime, aucun doute, même si ça me coûte.