Au fond, je m'en bas pas les couilles de ce que disent les gens. Je me perds entre, ce qu'ils attendent de moi et ce que je suis vraiment. Tous les jours, je fais l'acteur, je fais semblant. Je maquille la peur en plaisantant, je perds mon temps à me poser des questions, au lieu d'agir. J'ai peur de la dépression, j'ai peur de l'avenir et ses déceptions. Plus je grandis, plus le temps passe et plus je suis déçue. Sous l'emprise de l'angoisse, des futurs blessures, plus je me cherche des excuses, plus je m'enlise, plus je m'enivre de négativité et je me sens vivre. Souvent, j'ai peur de l'ennui, j'ai peur de n'avoir aucune raison de me plaindre. Pourtant, je me sens triste, tout le temps je me sens vide. J'ai peur d'être normal, d'être moyen, ni trop mal, ni trop bien. Je crois que je sers à rien, j'ai peur de mes proches parce qu'ils connaissent mes faiblesses, mes talons d'Achilles. Ils savent à quel point mes fondations sont fragiles, ils me font confiance pour l'instant, mais quand je les déçevrais, ils seront près de moi, prêts à frapper les premiers. J'ai peur que mes parents me détestent, depuis que j'ai 16 ans je regraisse, je les blesses, je les stresse, je délaisse ce qu'ils m'ont appris, pour faire que de la merde, comme si je valais mieux que mon père, comme si je valais mieux que ma mère. Eux, croient qu'ils m'aiment, moi je crois qu'ils se voilent la face, je crois qu'ils aiment celle qu'ils rêvent de voir à ma place, parce qu'ils ne savent pas ce qu'il se passe derrière le masque, qui se cache derrière l'image, parce qu'ils ne connaissent pas mon vrai visage. Quand je dis que je déteste les hommes, je me donne du crédit, je me suis jamais vraiment investie, j'ai fuis, j'ai triché sur mes sentiments, croyant rester vraie, j'esquivais l'amour par peur de me faire baiser, par lâcheté, je croyais que plus je m'attachais, moins ça marcherait. J'ai trahi, j'ai sali, j'ai haïe, j'ai banni. Qu'est ce que j'ai acquis à par des remords et des maladies ? Rien ! A part la peur de rester seule, toute ma vie. Je crois un peu en Dieu, mais pas vraiment. J'irais avec les mécréants quand je partirais les pieds devants. J'ai peur d'être attirée par le néant, je me sens tellement bien dans la noirceur, je me sens dans mon élément. J'ai comme envie de sauter dans le vide, de me passer la corde au cou, de me noyer, de m'entailler les veines, du coude au poignet. J'ai comme envie de me mettre une balle dans le crâne mais j'ai pas de flingue.
Regarde-moi dans les yeux, tu comprendras que je suis qu'une baltringue.